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SUPER KETO

Moi si j’avais un cancer, je sais ce que je ferais.

– Ben jeune et régime cétogène.

 

Oui, vous l’avez peut-être remarqué, je n’ai jamais parlé du cancer, et du fait que le régime cétogène est de plus en plus utilisé par les personnes qui ont choisi cette solution pour lutter contre. Je n’en ai jamais parlé, et pourtant, ça me tient terriblement à cœur.

Je n’en ai jamais parlé parce que je n’ose pas. C’est forcément épineux comme sujet, parce que dès qu’on touche à la santé dans ses extrêmes, lorsque les gens sont dans des situations où clairement c’est leur vie qui est en jeu, on réveille des peurs, des croyances, des réactions instinctives, et de la violence un peu aussi. D’ailleurs, même les articles qu’on peut lire sur internet ou dans les magazines sont giga frileux, bien protégés par le conditionnel: « le régime cétogène pourrait avoir des effets limitants sur… », « le régime cétogène aurait des vertus » etc. Et puis je n’ai pas osé  aussi parce que dans mon entourage familial, se trouve des cancérologues qui prennent bien soin de me rabâcher à longueur de temps que « il n’y a pas d’étude qui prouve que« … et blablabla.

okay: FUCK this. Parlons-en.

En fait l’autre jour, j’étais en conversation (brag discret) avec Johan Lambon (l’auteur de l’article sur la diète cétogène pour les chiens que vous pouvez lire ici si vous l’avez loupé) et finalement j’ai été frappée par la simplicité de la formule.

« Moi, si j’avais un cancer, je sais ce que je ferais.
– ah bon, quoi? 
– Ben jeune et régime cétogène ! »

Alors aujourd’hui on ne parlera pas du jeune, ce n’est pas mon sujet, mais on parlera du régime cétogène (c’est un peu plus mon sujet). Alors pourquoi il a dit ça, et pourquoi il a raison de le penser?

 

L’EFFET WARBURG

Vous avez certainement déjà entendu parler de l’effet Warburg (découvert par Otto Heinrich Warburg, un prix nobel allemand,  pendant la première guerre mondiale (si je me souviens bien): enfin une chose est sûre, ce n’est pas une découverte RÉCENTE ou obscure, et méconnue par le monde médical): c’est le fait que les cellules cancéreuses prolifèrent à gogo en consommant du SUCRE (elles ont une capacité à en consommer bien supérieure à toutes les autres cellules).

Du coup, si on en croit Otto Heinrich, ce serait plutôt une bonne idée, quand on a un cancer et qu’on veut stopper sa progression, d’arrêter le sucre toutes affaires cessantes. Et en effet c’est l’urgence numéro 1.

Sauf que la plupart des personnes qui veulent arrêter de se bourrer de glucides ne savent pas quoi manger! Elles ont peur des matières grasses (parce que leur mongolo de médecin leur a dit de les arrêter), et du coup, il ne leur reste que les protéines, qu’elles se mettent à surconsommer.

SAUF QUE si vous mangez TROP de protéines par rapport à ce que votre corps est capable de métaboliser, le surplus va se transformer en glucose, c’est ce qu’on appelle la neoglucogénèse. Et malheureusement, les cellules cancéreuses se nourrissent AUSSI du glucose résultant de la néoglucogénèse. Donc si on se bourre de protéines, par néoglucogénèse, elles auront quand même un carburant pour vivre.

Certes, elles en auront MOINS que dans un régime lambda riche en glucides, mais elles en auront quand même. Or, l’idée est de leur couper les vivres totalement, et c’est là que le régime cétogène fait feu.

Et ouais, car en cétose, deux choses intéressantes se produisent:

  • de part la faible quantité de protéines, on évite la plupart du temps la néoglucogénèse (si le régime est bien formulé évidemment)
  • MAIS EN PLUS, comme les cellules cancéreuses ne peuvent pas se nourrir de cétones, elles sont affamées et arrêtent de se développer. Notre cerveau utilise des cétones, notre cœur utilise des cétones, nos muscles en utilisent, mais la plupart des cellules cancéreuses, elles, sont incapables d’en utiliser comme carburant.

POURQUOI : parce que pour brûler des cétones, il faut des mitochondries. Sauf que la plupart des cellules cancéreuses ont justement un dysfonctionnement au niveau des mitochondries. AH !

Et c’est pour ça qu’on voit de plus en plus de personnes utiliser le régime cétogène en complément des chimios et des radiation pour lutter contre le cancer.

Mais on peut même aller plus loin.

SENSIBILITÉ A L’INSULINE

Un des bénéfices majeurs aussi du régime cétogène et de la cétose, c’est qu’ils limitent et réduisent énormément la production d’insuline.

Or, produire plein d’insuline pose d’innombrables problèmes dans le corps. Le fait de stimuler sans cesse la production d’insuline va générer de l‘inflammation chronique, de la glycation, l’oxydation accélérée des cellules (et donc leur vieillissement), et évidemment – mais ça vous le savez déjà – de la résistance à l’insuline, qui va assurer la pérennité de ce cycle infernal.

Vous ne voulez surtout pas ça, et vous le voulez ENCORE MOINS quand vous avez un cancer. Et à l’inverse, limiter la production d’insuline, améliorer sa sensibilité à l’insuline (grâce au régime cétogène) a des bénéfices infinis. Non seulement avec le temps, une toute petite goutte d’insuline va faire un énorme job, mais en plus, comme vous n’aurez plus besoin d’en produire sans cesse, vous allez faire disparaître l’inflammation chronique et tous les phénomènes de dégénérescence décrits plus haut.

 

CETONES & EPIGENETIQUE

Vous vous souvenez le BHB (Beta HydroxyButyrate, je vous en ai déjà parlé, la principale des trois cétones). Et bien le BHB a une action épigénétique. C’est à dire que, il a un impact sur la façon dont certains gènes sont exprimés ou non dans le corps. Et par exemple, il peut influer, et inhiber l’expressions des gènes qui favorisent le développement du cancer.

En outre, les cétones ont d’autres effets qui vont lutter efficacement contre le cancer.

  • les cétones participent à diminuer la production des radicaux libres dans le corps alors que les cellules cancéreuses, elles, adorent les ROS (Reactive Oxygen Species – ou dérivé réactif de l’oxygène: en gros, ce sont des radicaux libres. Ils endommagent nos cellules et génèrent ce qu’on appelle le stress oxydatif).
  • les cétones accélèrent l’activité anti-oxydante des cellules autour de la tumeur (ce qui du coup, permet de limiter fortement sa croissance)
  • et dernière chose, il est assez connu que les chimios et radiations posent problèmes car elles endommagent aussi les cellules en santé autour de la tumeur visée. Et c’est là qu’on est content d’être en cétose: car le fait d’être en cétose va protéger les tissus des radiations (sans empêcher leur effet sur la tumeur).

 


Vous remarquerez qu’à aucun moment dans cet article je n’ai employé le conditionnel.

En un mot comme en cent: je ne me suis pas protégée.

Je dis ce que je pense être vrai, avec mes connaissances et mes convictions, les unes soutenues par les autres (et inversement). Vous noterez néanmoins que je ne suis pas médecin (déso) ni cancérologue (re), ni même nutritionniste (dieu m’en garde), et que cet article n’est pas un contrat de garantie.

Mais je crois au plus profond de moi même en ce que je dis, je crois en l’impact de l’alimentation, et surtout, je crois qu’il faut se battre contre l’immense retard qu’a notre système de santé sur la recherche.

Certaines personnes que je vois en coaching ont mon admiration la plus entière, parce qu’elles ont décidé de se lancer dans le régime cétogène, en dépit des conseils de leur médecin ou cancérologue, et parfois même, face à un corps médical qui s’y opposait fermement. Et pourtant, les résultats sont indéniables.

Bref, c’est facile d’avoir des certitudes quand on est en bonne santé. Mais face à un cancer, on se retrouve seul avec soi-même, et il faut prendre des décisions pour soi. Je pense que cela demande beaucoup de courage et beaucoup de force de caractère de se dire NON, je ne placerai pas mon destin dans les mains de mon cancérologue (et pourtant, c’est lui qui a l’air le plus qualifié des deux). Et OUI je vais mettre en place ce que je sais être le mieux pour moi. And I trust my gut.

Et donc à tous ceux qui entreprennent ça, vraiment bravo, bravo pour l’intelligence, le courage et l’indépendance d’esprit que cela requiert.

Mais à tous les autres, s’il est vrai que se retrouver face au cancer oblige à se poser radicalement la question, soyez quand même conscient que la plupart de nos actions à la con nous tuent lentement et font dégénérer nos organes et nos cellules insidieusement. Nous ne sommes pas face à une menace directe comme devant un diagnostic de cancer, mais en vérité, la menace est là quand même, car clairement de l’inflammation chronique, c’est de la dégénérescence, mais juste, on la voit moins, elle va moins vite, elle fait moins de bruit. Et je pense que pour tous ceux qui ont la chance de ne pas être au pied du mur, on devrait tous prendre les mesures qu’il faut pour protéger nos organes, nos cellules, notre organisme, sans attendre que les problèmes soient vraiment devenus urgents.

45 commentaires sur le post “Moi si j’avais un cancer, je sais ce que je ferais.

  1. Bonjour Johanne,
    Merci infiniment pour ton écris qui se veut être tres bien étayer.
    C’est poir cette raison précise que j’ai commencé l’alimentation cétogène, cancer de la peau en 2016, récidive au mois de juin et 18 grains de beauté sur la sellette…
    Donc oui le jeûne et le keto nous font vivre mieux, mon bilan doit être fait au mois de janvier, je suis confiante 😉
    Mon mari a eu une net amélioration de sa qualité de vie, etant atteint d’une sep , plus de migraines, reprise de poids et bcp moins de coup de fatigue 🤗

    Encore merci pour ton écris

    Belle et magique journée à toi… à vous

    • Oh merci à toi, c’est un super témoignage! Keep going, je suis CERTAINE qu’en janvier tu seras refaite d’avoir fait tout ça! et bravo! <3

      • Bonjour je me suis effectivement battu contre ma diététicienne ,a la suite d une opération pour une tumeur a l intestin grêle..En voulant être honnête je lui ai dit que je suivais une diète cetogene …il s en ai suivi presqu une crise d hystérie de sa part…..Je me suis résigné a remettre les glucides au menu….3 mois plus tard récidive du cancer….je recommence le keto …comme par hasard mon état se stabilise (en suivant les protocoles d immuno)et puis je me laisse aller aux glucides une autre fois ….réapparition de tumeurs….Ayant épuisé tous les traitements on m a dit qu on ne pouvait plus rien pour moi…..Je suis revenu au keto et a l exercise physique ….mon cancer se stabilise…et ne s étend plus….et j ai une énergie a ne plus savoir quoi en faire…..merci pour votre article j ai 67 ans pris avec un cancer de stade 4 incurable et de ma vie je n ai jamais été aussi en forme grâce au régime cétogene..

        • superketo le a dit:

          bonjour Bruno, merci pour ce fantastique témoignage ! j’espère que beaucoup le liront!
          C’est vraiment insupportable ces réactions du corps médical, de rejeter systématiquement quelque chose, juste parce qu’ils ne connaissent pas. J’espère vraiment que les exemples comme le tien vont faire changer les choses!
          et merci encore d’avoir partagé!

    • Christophe Le Moine le a dit:

      Bonjour, comment va votre cancer de la peau ? J’en ai un également depuis 2 ans, j’espère pouvoir avoir une réponse de votre part

      • superketo le a dit:

        je ne sais pas trop si les gens reçoivent une notification ou pas quand on répond à leur commentaire… (il me semble que non hélas!)

  2. thvalsin le a dit:

    Bonjour,

    Pour ma part, j’ai surtout cherché un moyen de supporter au mieux les traitements. Juste après l’annonce de mon cancer, j’ai supprimé tout ce qui est sucre, même les fruits, et je mangeais cru et très peu de viande. J’avais tellement maigri que j’ai senti que ce n’étais pas ce qu’il fallait faire, et je suis tombée par hasard sur le témoignage de quelqu’un, sur le blog Thierry Souccar Editions, qui avait suivi la diète cétogène pendant ses traitements. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai tout de suite adhéré et j’ai acheté le livre « la régime cétogène contre le cancer », et « le compteur de glucides ». J’ai donc commencé un peu plus d’un mois avant mon opération.
    Je peux dire que tout s’est bien passé. La cicatrisation, Chimio, rayon…j’ai supporté nickels. La coordinatrice de l’hôpital a même dit à mon médecin « si tout le monde était comme Mme…on serait tranquille », j’ai dit pourquoi ?, elle a dit « avec vous il n’y a jamais de problème ».
    Pourvu que ça dure 🙂

  3. Bonjour Johanne, je ne suis pas sûre d’avoir bien compris la différence entre protéines et gras ?

    • et bien il y a trois grandes catégories de nutriments dans l’alimentation:
      les glucides (= les sucres)
      les lipdes (= les acides gras)
      et les protéines (= les acides aminés)
      Et les trois ne sont pas métabolisés de la même manière du tout! Et n’implique pas la même réponse hormonale dans le corps.

      Les glucides élèvent le taux de sucre dans le sang.
      Les protéines élèvent le taux de sucre dans le sang si on en mange trop.
      Et les lipides ne font PAS monter la glycémie, ils ont un index glycémique de zero.

      ça t’aide?

      • J’ai essayé de prendre de l’huile de noix de coco que j’ai eu beaucoup de mal à digérer, j’étais malade et nauséeuse pendant des heures. J’ai du mal avec le gras que je n’ai jamais aimé ! J’ai beaucoup mangé de fruits et de jus exotiques lorsque je vivais en Thailande, j’ai aussi mangé cru, des légumes et salades, mais très peu de protéines. Après avoir perdu beaucoup de cheveux, et observé un manque d’énergie, je recommence un peu les protéines (poisson, poulet, oeufs et un peu de viande rouge). Je suis entrain de supprimer les gluten, et je ressens déjà un mieux, même si je n’ai jamais été vraiment malade et j’ai 68 ans. J’y vais doucement avec l’huile de coco, j’en mets un peu dans ma ratatouille pour m’habituer. Quand au sport, c’est plutôt yoga et marche, mais pas en excès. Je n’arrive pas encore à éliminer la cuillère de crème fraiche bio dans mon café, ni un bout de fromage de temps en temps… Qu’en pensez-vous ?

  4. Je pense à 100 % comme toi, c’est ce que je ferais aussi aujourd’hui. J’ai appris il y a peu qu’une de mes amies se battait contre un cancer de l’utérus de stade III. Elle est dans un contexte compliqué, et qui plus est et surtout chez elle ils bouffent du sucre à gogo, quand je l’ai connue elle sirotait pas loin de 2l de coca/jour. Elle est en surpoids et ne tient pas les régimes (trop de stress..). Je ne peux pas retracer ici son contexte de vie mais je sais que ce n’est pas la peine que je partage mes convictions pour tenter de l’aider… Le jeûne peut ne pas être adapté au début quand la personne est en sous vitalité ou trop fatiguée ou dénutrie (si chimios..) mais c’est là que le régime céto prend le relais. C’est une combinaison d’une puissance formidable, j’en suis convaincue. Merci pour ton article très courageux et je dis aussi un immense bravo à ceux qui osent imposer leurs choix et suivre leurs convictions malgré toute l’opposition qu’ils rencontrent, que ce soit dans le corps médical ou chez leurs proches.

    • thvalsin le a dit:

      Pendant ma chimio, je jeûnais un jour avant, pendant, et un jour après. Que de l’eau ou jus de légumes verts, après je reprenais mon alimentation cétogène.

      • Je connais ce « protocole », je ne sais pas si tu as lu le livre de Thierry De Lestrade (le réalisateur de l’incroyable documentaire « Le jeûne, une nouvelle thérapie ? »), c’est dans ce bouquin que j’en ai eu connaissance pour la 1ère fois, dans le cadre du témoignage d’une juge aux USA qui, découvrant les travaux de Walter Longo sur les souris, l’a rencontré avant de se l’appliquer à elle même. Depuis on en parle de plus en plus, même le Pr Henri Joyeux, qui n’est pas « pro » jeûne, le conseille ! Si ma copine était prête à aller jeûner quelque part pour s’isoler un peu de son contexte habituel (son mari dépressif chronique et son fils jeune ado mais qui n’a pas toujours été « sympa » avec elle jusque là…) et pouvoir se concentrer sur elle seule et sa guérison, je serais prête à l’accompagner. Je me dis que si ça doit se faire, ça se fera, je ne peux qu’espérer… Merci pour ton témoignage et je te souhaite de tout coeur de retrouver une santé totale, je suis admirative de ton courage !

      • thvalsin le a dit:

        @Carole. Merci. Non, je n’ai pas lu le livre mais j’ai lu quelques temoignages de personnes pour lesquelles cette méthode a bien marché, notamment un(e) chirurgien esthétique qui disait que ça lui a permis d’effectuer des opérations toute la journée sans être trop fatiguée. Dans la clinique où je suis soignée, une dame qui en est à son 2e cancers a témoigné que pour ce 2e traitement, elle effectue le jeûne et n’a pratiquement pas d’effet secondaire.
        Je suis désolée pour ta copine et j’espère sincèrement que tu arriveras à la convaincre de penser d’abord à elle. En tout cas, heureusement que tu es là, prête à l’aider.

  5. Immense respect à toi pour ton engagement. Le corps médical se remet peut en cause, hormis quelques éclairés et courageux. J ‘espère qu’un beau jour, on puisse tout simplement exprimer une vérité telle que tu l’as clairement fait ici sans s’attirer les foudres des « bien pensants ».
    Merci aussi pour ce ton incisif que tu prends dans tes articles et vidéos, c’est à la fois rafraichissant et si rare.

  6. christophe le a dit:

    Bonjour. Je ne suis pas médecin non plus, mais je m’intéresse au sujet. Or, suivant les types de cancer et de cellules cancéreuses, il apparaît que les ketones peuvent 1) soit inhiber la progression et améliorer le pronostic (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4235292/), et également contribuer à diminuer les effets de l’anorexie-cachexie souvent associée aux cancers (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4165433/) ou, hélas, 2) au contraire accélérer la croissance des cellules cancéreuses et des métastases (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3047616/ ) (et les voies de recherche proposées dans ce cas sont de trouver des médicaments pour réussir à bloquer la ketogenèse…). Le sujet est donc difficile. En tout cas, contrairement à ce qu’on pourrait croire il y a énormément de recherche sur le sujet.

    Voici un paragraphe qui résume ce qu’on sait aujourd’hui (article de février 2017) :
    « Les cétones ont un double effet, métabolique et épigénétique dans le cancer. Dans plusieurs études ils ont montré un effet anti-cancer via l’inhibition de l’histone deacetylases; Dans d’autres études, au contraire, on a observé une croissance plus rapide de la tumeur. Une molécule associée aux cétones, le butyrate, a également un effet inhibiteur sur certaines cellules cancéreuse, et accélérateur sur d’autres types de cellules cancéreuses. On pense que ce « paradoxe du butyrate » est dû au fait que le butyrate est le médiateur de l’acetylation des histones et donc inhibe la prolifération des cellules dans les cancers qui utilisent préférentiellement le glucose (L’effet Warburg); Alors que dans les cellules cancéreuses qui oxydent le butyrate et l’utilisent donc comme combustible, on ne peut pas atteindre les concentrations inhibitrices et le butyrate stimule au contraire la croissance de ces cellules cancéreuses. »
    (https://cancerandmetabolism.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40170-017-0166-z)

    Donc, si j’avais un cancer, je me demanderais quel type de cancer j’ai pour savoir si les ketones favoriseraient la tumeur ou au contraire l’affamerait 😉 Mais je crois que je tenterais le coup car apparemment à un taux vraiment élevé (régime keto quoi) l’effet inhibiteur prend le dessus. Mais franchement je pense qu’il faut encore un peu de recherche pour identifier les cancers qui répondraient le mieux à une diète cétogène.

    Et donc je pense qu’il aurait été mieux d’utiliser le conditionnel dans ton article 😉
    (et d’autre part les scientifiques et les cancérologues ne sont pas tes ennemis, et la recherche sur les cétones est, il me semble, à la fois vivante et compliquée, car la biologie, la vie est compliquée)
    -ça c’était juste pour faire le chieur qui fait la morale)

    Une autre question, peut-être plus intéressante, ou plus prometteuse, est celle de la prévention : est-ce qu’un régime cétogène permettrait de prévenir l’apparition de cellules cancéreuses ???
    Je n’en n’ai aucune idée, mais ça me semble plausible, avec l’idée de réduire l’état d’inflammation chronique dans le corps.

    Quoi qu’il en soit, bravo pour le blog et bon courage pour la suite.

  7. Comme pour le cholesterol il y a quelques courageux. Enfin surtout un (en France) : Dr Laurent Sschwartz.
    Mais bon comme tous ses camarades qui empêchent de vendre des medocs et autres traitements….
    Et bien sur le régime cétogène est un des axes du traitement qu’il propose.

    • Si j’ai tout bien compris ce que j’ai lu jusque là, contrairement à ce que dit l’article, on conseille un taux de protéines très modéré pour une diète céto pendant un cancer, hors cas évidemment de cachexie.

  8. Bonjour Johanne

    merci infiniment pour ton blog, tellement motivant et drôle, et merci pour cet article.
    J’ai commencé le régime cétogène après le diagnostic de mon cancer, stade 4 c’est ballot, évidemment sans encouragement aucun, voir contre l’avis, de mon oncologue, mon médecin, la nutritionniste…J’ai heureusement trouvé d’autres médecins, des vrais avec un numéro adeli et tout et tout, qui me soutiennent. Comme quoi ça existe, si on est les traque bien 🙂
    Ton blog m’a aidé, vraiment.

    Pour répondre à Christophe:
    https://www.reddit.com/r/ketoscience/comments/3ng2s6/ketones_increase_tumor_growthmetastasis/

  9. Merci pour cet article engagé ! 👍Après avoir survécu à 4 tumeurs simultanées, 2 cancers différents découverts début 2016, et à tous les traitements… surtout ! J’ai eu la chance de trouver un médecin qui m’a mise sous régime cétogène et me donne des compléments adaptés en faisant des contrôles sanguins réguliers pour vitamine D, zinc, sélénium, coq10 etc. Et me fait mesurer la glycémie et les cétones.
    Et même si ce n’est pas toujours simple, et qu’après tous ces traitements le corps peine et qu’il faut être super strict, mes résultats sont encourageants et le confort de vie regagné incomparable par rapport aux effets secondaires des traitements classiques.

  10. Article très intéressant ! On m’a diagnostiqué un cancer récemment (ironie du sort : 1 mois après que j’aie débuté la diète cétogène !). Heureusement pour le moment tout est sous contrôle, et a été pris à temps. Hormis quelques douleurs supportables, je ne me sens pas « malade », donc je suis plutôt confiante. En outre j’étais rassurée d’avoir choisi par moi-même cette alimentation, et cela me donne une bonne raison supplémentaire de m’y tenir. Alors certes je ne vais pas abandonner tout traitement pour vouer une confiance aveugle à la diète céto, mais je compte bien mettre toutes les chances de mon côté et continuer, ne serait-ce que pour tous les bienfaits que cela m’apporte en parallèle ! Ton blog est super, une vraie mine d’informations, je ne m’en lasse pas !

  11. Murielle LECUYER le a dit:

    Bonjour johanne … merci pour cet article très riche comme l’ensemble du site ..
    J’ai 43ans et on m’a decouvert en avril un cancer très rare.. melanome de l’oeil et tres agressif!
    Quelque temps apres,j’ai croisé une infirmière qui m’a parlé de l’influence nefaste du sucre sur cette maladie.
    Apres quelques recherches sur le net ,le régime cetegene revenait en entonoir.
    Je me suis donc lancer il y a 37 jours !
    Je ne suis pas certaine d’etre au point sur tout , par exemple j’utilise les languettes ketostick!
    Mais j’ai bien l’intention de me pervectionner ..
    Le mode guerrière est enclenché
    Merci à toi pour ce site et toutes les vidéos

  12. Isabelle le a dit:

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article et les commentaires.
    Je n’en suis plus à me demander ce que je ferais si j’avais un cancer car j’ai un cancer du sein avancé. Je me suis mise au régime cétogène depuis juin 2017. Mon oncologue semble parfaitement indifférente à mon régime, elle craint juste que je perde trop de poids ! Ces derniers mois, j’ai oublié que je devais limiter les protéines et ma dernière analyse a révélé un taux de glucose dans le sang trop élevé et les marqueurs tumoraux ont considérablement augmenté. La démonstration pourrait être faite entre effectivement le sucre et le développement du cancer. Je recompte sérieusement les protéines ingérées par repas et on verra ce que la prochaine analyse de sang dira.
    C’est un bonheur d’avoir trouvé votre site Super Keto, c’est super !

    • superketo le a dit:

      Hello Isabelle,
      merci à toi pour ce témoignage! Souvent les gens me rient au nez et me répondent (un peu violemment il faut le dire) que le « trop de protéines » est un mythe. Je ne pense pas, et je ne restreint pas les portions de protéines pour le plaisir d’emmerder le monde! et ton témoignage apporte de l’eau à mon moulin. En outre, même si je n’ai pas encore compris tous les enjeux, il semblerait que dans les cas de cancer, on souhaite que le taux de cétones sanguin soit plus élevé que la moyenne cétogène (1.5-3). Et pour ce faire, avoir moins de protéines et plus de matières grasses est une très bonne stratégie, du coup, ça me semble encore plus indiqué pour ces circonstances-là!
      En tout cas je t’envoie toute mon énergie pour continuer dans le bon sens Isabelle! ♥

  13. Isabelle le a dit:

    Bonjour,
    Merci pour ton retour de message et l’envoi d’énergie !
    En fait, si j’ai bien compris, les cellules de notre corps seraient capables de se nourrir avec du glucose ou des corps cétoniques (cétones). Mais les cellules cancéreuses ne pourraient se nourrir qu’avec du glucose et seraient incapables de fonctionner aux corps cétoniques. Du coup, avec beaucoup de cétones dans le sang, les cellules cancéreuses se trouvent un peu démunies. Il semblerait qu’en plus, nos cellules saines fonctionneraient particulièrement bien avec les corps cétoniques et s’en trouveraient renforcées. On peut donc imaginer qu’avec un renforcement des cellules saines, le corps soit mieux armé pour se défendre contre l’invasion cancéreuse et que, parallèlement, le cancer, mal nourri, puisse s’affaiblir (ce qui ne veut malheureusement pas nécessairement dire qu’ainsi le cancer puisse s’éteindre).
    Après la seconde guerre mondiale alors que beaucoup de personnes avaient souffert de dénutrition, les médecins ont préconisé de manger du sucre (pour retrouver de l’énergie) et des protéines pour notamment se remuscler. Depuis, on croit que le sucre et les protéines sont indispensables, donc il n’est pas étonnant qu’on te rit au nez quand tu préconises un apport raisonnable en protéines !
    J’en profite pour demander si on a une liste de médecins généralistes ou oncologues qui s’intéressent au régime cétogène (en Moselle ou au Luxembourg) parce que ce qui est difficile, c’est de se battre seule, parfois contre l’avis médical …
    Merci !

    • superketo le a dit:

      hélas non, d’ailleurs moi ça m’intéresse aussi, je cherche de mon côté des médecins qui ont une expérience de côté, avec éventuellement des témoignages de patients en régime cétogène. J’aimerais bien faire ce genre de partage sur mon site. Du coup si je trouve quelque chose je te tiendrai au courant.

  14. Sebastien le a dit:

    Bonjour,
    Que penses-tu de cette vidéo du Professeur Laurent Schwartz qui met un gros bémol sur l’alimentation cétogène en cas de cancer déclaré :
    https://www.youtube.com/watch?v=0V4qauHhdqA
    Ça reste parfait en prévention, avec plein d’avantages annexes, mais qu’une fois le cancer déclaré, ce n’est plus aussi simple que ça…
    Des recherches sont en cours : wait and see !

    • superketo le a dit:

      Oui on voit beaucoup cela en ce moment.
      En fait si tu veux, j’ai l’impression que la problématique du cancer maintenant est incontournable: on nous dit que on ne peut pas consommer de sucre, on ne peut pas consommer trop de protéines (parce que transformées en sucre, elles seront consommées comme telles), on ne peut pas faire trop de cétones, le cancer peut s’en nourrir.
      Je reçois l’argument, je ne suis pas dans la recherche donc je l’accepte comme une donnée : mais alors du coup je me dis, que faire et quoi manger ?
      Et même si on nourrit « aussi » la cellule cancereuse, je pense qu’on la nourrit sans la démultiplier aussi vite.
      Pendant une période, on conseillait aux personnes atteintes du cancer de faire monter leur cétonémie au plus haut possible, et moi j’ai toujours pensé que c’était idiot car faire monter la cétonémie de manière artificielle, ça veut de toute façon dire que les cétones ne sont pas utilisées, qu’elles s’accumulent dans le sang et ne sont pas rentrées dans le cycle de krebs.
      Pour moi du coup, je pense qu’il faut mieux une cétose normale, autour de 2.2-2.7, et une utilisation optimale des acides gras. Du coup, moins de cétones en circulation, plus d’acides gras et de cétones utilisées par les mitochondries.
      Mais bon, je ne suis pas spécialiste alors pour moi c’est un raisonnement complémentement théorique !
      Mais c’est un vrai problème j’en conviens…

    • Trigalet Brigitte le a dit:

      Bonjour , le Professeur Laurent Schwartz se contredit au fur et à mesure de ses recherches. Si vous écoutez ses anciennes interventions il ne jurait que par le régime cétogène et maintenant il le déconseille. Et ce malgré le témoignage de ses anciens patients toujours en vie grâce au régime.
      Alors que croire ? J’ai un cancer stade 4 , j’ai été opérée et termine une chimio . Mais , résultats (bons ou mauvais) , mon oncologue veut continuer des traitements agressifs jusqu’au moment ou mon corps le supportera, malgré des problèmes cardiaques dus à la chimio. Je compte refuser leur traitement et poursuivre le régime cétogène même si je suis considérée comme une folle. De toute façon je préfère courir le risque d’une récidive que passer le reste de ma vie incapable de bouger et morfondue de douleurs dues aux traitements standards. Les laboratoires n’ont rien à gagner à investir dans des recherches sur les régimes ou sur le cannabis et les médecins sont tellement sous leurs coupes que nous ne sommes pas prêts d’avoir des informations objectives. Merci pour votre site que je viens de trouver par hasard.

      • superketo le a dit:

        En fait, on trouve effectivement des sources qui disent que les cellules cancéreuses pourraient aussi utiliser les cétones. Cependant, de part leur dommage mitochondrial, elles ne peuvent le faire que dans une moindre mesure. Je pense donc qu’il est toujours mieux d’avoir un métabolisme cétogène plutôt qu’un métabolisme brûleur de sucre. Surtout que les cellules cancéreuses ont aussi dix fois plus de récepteurs d’INSULINE que les autres. Il convient donc d’avoir une diète qui, quoi qu’il arrive, réduise la production d’insuline.
        Bien sûr, c’est facile de parler lorsque l’on n’est pas confronté à la maladie. j’admire vraiment les gens comme toi Brigitte car il faut énormément de force et de courage pour résister au chantage que les médecins font et à la pression que cela met.
        Merci d’avoir lu ce blog en tout cas, et je t’envoie plein de bonnes vibes pour la suite de ton parcours !

  15. Bonjour Johanne, tout d’abord heureux de pouvoir poursuivre notre conversation (entamer sur Insta) directement sur ton blog 😊 afin également d’en faire profiter tout le monde.

    Je vais rebrosser un peu le tableau… Ma diète cétogène débute début décembre 2021. Mais j’avais un régime pauvre en calorie et de jeûne intermittent quand je vivais au Cambodge. Je pratiquais la chasse sous-marine en apnée à un rythme plutôt ardu. Je revendais le poisson, c’était l’une de mes activités. Ma condition physique était bonne et énergétique sans souffrir de manque d’alimentation, je partais de longues heures en pleine mer en kayak et palme pour pratiquer. Avec beaucoup d’eau, un sandwich et une boisson énergétique au cas où. Jamais eu besoin des deux derniers.
    Malheureusement, en septembre 2019 j’ai dû revenir en France en urgence à la suite d’un diagnostic de lymphome folliculaire (sorte de cancer du sang).

    Cependant, après pas mal d’examen fait, il a fallu attendre le 24 février 2022 pour commencer un traitement de chimiothérapie. Je suis donc en plein dedans avec tous les désagréments que cela implique.
    J’avoue que j’aurais dû commencer ce régime cétogène depuis plus longtemps, mais les bonnes choses de la France 😊… Néanmoins, je suis tout de même resté un peu sec tout en pratiquant la musculation.
    Depuis le début de cette diète, mes retours sanguins, pris le matin au lit, n’ont jamais étaient super top. La cétose max a été de 2.1 mmol/L. Pour une glycémie de 74 mmol et ça date du jeudi 10 mars. Je note tous ces résultats. En moyenne, ma cétonémie est basse à 1 et une glycémie « haute » en moyenne 84/86. Naturellement, je modifie mon alimentation en suivant tes conseils.

    J’ai téléchargé l’appli keto pour mieux suivre les grammages, car je pèse tous les aliments.
    Concernant les pesés :
    Calories journalières : 2386.
    Pour moi, il est plus facile de connaitre les calories, parce que cela oblige à manger toute l’assiette.
    • Les glucides : max 20 g/jour
    • Protéines : 20 g par repas, donc 60 g vraiment max par jour. Depuis peu, il faut le dire. Adieu douce whey !!!
    • Lipides 230 g par jour.

    Bien-sûr selon tes recommandations, il aurait fallu que je rajoute les fameux 200 g en plus, même 230 g pour être super précis.
    Il faut préciser que mes nuits n’ont jamais étaient bonne non plus, et ceux depuis de nombreuses années… Cela doit aussi expliquer ces chiffres si bas. Augmentation du cortisol, insuline ainsi inflammation ? Puis le reste, écran, café, un peu de fromage pour donner du goût, mais oui, j’essaie de limiter…

    Maintenant le problème est encore différent avec l’arrivée de la chimiothérapie. Ma cétonémie est à 0 ou max à 0.1. La glycémie ne peut être contrôlée faute de bandelette, elles arrivent, hâte. J’ai de nouveau adapté mon alimentation en mettant plus de calorie avec le gras, mais là je pense devoir passer à 460 g par jour en lipides du coup ? Actuel 230 g.
    Pour le traitement, les poches des perfs sont constituées de glucose et de cortisol, séparer, ce qui est loin d’être génial pour entrer en cétose. Par contre, pour la chimio, là le glucose y est mélangé.
    Je vais voir avec mon doc s’il est possible de remplacer le glucose par autre chose.

    Le vendredi 25 février, lors du passage du cocktail, la cétonémie était de 0.9 mml et la glycémie à 86. Matin à jeun. Puis à 16 h 30 glycémie à 1.06 puis 22 h 20 à 2.08. La cétose s’est retrouvé à zéro dès le dimanche matin et depuis max 0.1 mml.
    Et encore, j’ai eu la chance de pouvoir demander au CHU d’adapter mes repas à ma convenance en mode super keto ! Cela à vraiment intriguer les infirmières… Surtout que mon physique n’est pas celui d’un grassouillet 😊.

    Alors ma grande question ! Comment pouvoir faire face afin de retomber en cétose, même modéré soit-elle ?
    À savoir que je pratique la musculation au moins 4 x par semaine. Que je suis allé à la salle le deuxième jour après le début du traitement et ceux 4 x dans la semaine. Il y a bien sur des effets secondaires, que je gère… en allant me coucher.
    Désolé de la longueur de l’article pour tes lecteurs et toi-même, mais vu l’intérêt du sujet, cela devrait être fort intéressant ;).

    Ps : Merci Johanne pour tous tes articles et vidéos, et vive le bacon !!!!

    • superketo le a dit:

      Hello Charles,
      alors parlons d’avant la chimio, je vais quand même dire que:
      – ta glycémie n’est pas « haute », elle est dans le haut de la fourchette, légèrement au dessus. Pas un problème.
      – ta cétonémie est effectivement basse si elle est autour de 1, mais malgré le soin que tu as apporté à décrire ta situation, il manque trop d’éléments de contexte pour répondre.
      – tes protéines sont un peu trop basses surtout pour un homme et qui fait de la muscu 4 fois par semaine. 20g de protéine par repas c’est pour une femme, et ça ne prend en compte que les protéines animales. Le problème des applications, c’est qu’elles fourrent dans le même sac toutes les protéines: animales, ET végétales (les lectines contenues dans les plantes, et qui ne sont biensûr pas absorbables. Et qui ne devraient pas être comptabilisées).
      – 230g de lipides ce n’est pas mauvais mais c’est le total, et non pas le compte de gras ajouté. (sauf si c’est ce que tu voulais dire). Je ne te dis pas de doubler, mais essaie au moins d’être à 200-250g ajoutés pour avoir une adaptation plus solide, et une cétonémie plus solide car tu en as besoin pour te protéger pendant la chimio.

      La cétonémie étant très volatile, elle peut beaucoup bouger, et le facteur principal (après la consommation de glucides) c’est l’inflammation.
      Donc, après le shot de glucose, tu es évidemment sorti de cétose. Le temps pour y retourner dépend énormément de la quantité de glucose ingérée, puisque ça va remplir la réserve de glycogène du foie à hauteur de cette consommation. Et il est possible que l’inflammation qui suit l’intervention de la chimio soit assez forte pour que ça retarde le retour en cétose.
      Si c’était moi dans une premier temps je négocierais pour remplacer le glucose par autre chose, je sais que dans de nombreux cas on peut, mais je ne sais pas exactement par quoi. Mais c’est normalement tout à fait possible, sauf si quelque chose dans ton cas précis l’interdit. (je ne suis pas assez compétente pour te répondre là dessus).
      Puis, si ton appétit le permet, de retour à la maison je monterais bien bien mes MG et j’optimiserais surtout sur le plan de l’hygiene de vie pour limiter toutes les sources d’inflammation supplémentaire, et je mettrais le PAQUET (je répète: LE PAQUET) sur le sommeil. Ce sera ton outil ultime, c’est là que ton corps va faire le travail, pas dans la journée quand tu es à la salle sous des lumières artificielles. Donc vraiment mets toi dans la tête que c’est la que ton armée personnelle mène ses attaques et les GAGNE.
      – PAS DE CAFÉ
      – pas d’écran avant de se coucher – lunettes antilumières bleues OBLIGATOIRES
      – routine circadienne: lever de soleil, UVA, UVB, coucher de soleil
      – repas pris le plus tôt possible pour optimiser ton sommeil profond

      Et merci à toi également. désolée si parfois je suis un peu revêche sur IG, j’ai vraiment beaucoup de mal à gérer mon aversion grandissante pour mon téléphone… ça me rend assez insupportable parfois (ce n’est pas une excuse mais bon)

  16. Bonjour Johanne,
    Il a été effectivement difficile de savoir quelles infos je devais mettre et surtout qui puisse te guider au mieux. Les informations sur le net concernant le cancer en régime cétogène ne courent pas les rues. D’ailleurs encore moins sur les lymphomes folliculaires et les lymphomes du manteau lors d’une diète cétogène.
    Et en plus de cela, il faut notamment trouver la personne qui a le plus d’objectivité, de connaissance et qu’il faut l’avoue, ne soit pas frileuse à répondre aux questions sur ce genre de maladie, et ton blog SUPER KETO est certainement le plus abouti pour les personnes qui recherchent une inspiration et du changement dans leur mode de vie.

    -Alors oui, ma cétonémie n’est jamais bien haute, c’est une chose que je ne comprends pas bien. Même si le soir je fais un repas léger. D’un autre côté, avant la chimio ma conso de gras était sous doute trop faible.
    – Pour les protéines que j’ai trop diminuées, je pensais faire de la néoglucogenèse. À force de t’entendre en parler sur ta chaîne You Tube superKéto j’ai dû prendre peur ! lol.
    Mais hier soir, j’ai revu les classiques de ta chaîne, et j’ai oublié la chose fondamentale ! Toujours contrôler un aliment avec le testeur de glycémie !!!
    Mais franchement, comment j’ai pu oublier la base, la base des 25 g de prot pour un homme, et surtout de contrôler 2h après le repas, la glycémie.
    Bref, maintenant que j’ai perdu du muscle, je ne ferais plus l’erreur… 😊.
    -Pour le gras : je parle de 230 g sur l’appli, donc oui le total. Mais, et là, c’est un vrai mais à question !
    Quand je fais cuire un bout de viande, même gras qu’il est, je rajoute 10 à 15 g de beurre, que je compte DANS l’application. Ainsi, ce n’est pas du rajout ?
    Pareil quand je me faisais un café, 20 g de beurre étant mis dedans et je le note sur l’appli qui l’enlève du total. Tu as parfaitement compris ou je voulais en venir, je pense.
    À savoir que j’ai augmenté le curseur du gras, car les glucides sont à 20 g et les protéines à 60 g. Vu que mon appétit est excellent et que je suis toujours dans l’optique de prendre du muscle, (oui ça va être rock and roll, là) ben je rajoute des calories avec le gras. Donc 230. Cependant, là, je ne vois pas comment ajouter ces 200-250 g. Je ne suis pas contre du tout, au contraire. Suis-je si bête que ça ? On va dire que c’est la chimio qui me ramolli le cerveau, lol. Oui j’ai un humour un peu spécial…
    -Pour le glucose et le cortisol, le courrier est parti ce matin. Je ne m’attends pas à un changement pour le cortisol, mais on verra bien.
    Pour le reste de ton post, il est imprimé sur papier et posé sur mon bureau afin de bien m’en imprégner 😊.
    Si tu as des questions afin d’améliorer tes connaissances ou je ne sais pas quoi d’autre, ben cela ne me dérange pas de parler de mon lymphome. Le sujet est tabou ailleurs, pas avec moi. Et puis, tu prends de ton temps à me répondre, moi qui viens chez toi sur IG 😉, il sera normal que je puisse être utile. Alors n’hésite pas miss 😉.

    • superketo le a dit:

      Pour l’affaire du « ajouté », oui, si tu cuits ta viande avec 15g de beurre, oui tu comptes ces 15g dans ton application (SAUF si tu fais comme les gens qui laissent tout le gras dans la poêle! sacrilège).
      Et, entre nous Charles: 15g de gras pour cuire la viande: c’est une quantité pour enfants^^
      Concernant l’autre exemple, je crois qu’il y a une erreur: tu ne peux pas mettre 20g dans ton café puisque : TU NE BOIS PAS DE CAFÉ

      Comment faire pour en manger plus? j’ai une vidéo sur ce sujet: mais moi, les jours où je n’ai pas le temps ou l’envie de faire les techniques expliquées dans cette vidéo, je coupe juste un morceau de beurre, et je le mange. Je sors mon pot de ghee, et j’en mange 2 cuillères (si tu choisis un ghee qui soit bon, tu verras que ce n’est pas du tout difficile). Ou je prends quelques cuillères de crème MCT.

      J’avoue que ta proposition m’intéresse, je ne sais pas ce que le lymphome folliculaire (mais vraiment je n’en ai pas la moindre idée), mais j’aimerais bien savoir, et puis si un jour tu as envie de partager ton expérience avec ça et le keto plus en détail, ça pourrait être l’occasion d’un article un peu sous forme d’ITW, ou sous une autre forme à définir… (merci en tout cas!)

  17. Ah ah ah le coup de la poêle !!! Tu veux quelle version ? Le, si je pouvais avoir un morceau de pain pour saucer ou le, si je m’écoutai, j’y passerai la langue ! Déjà que je le fais pour l’assiette ^^.
    La quantité de gras pour la cuisson est réduite volontairement, car je trouve qu’il est difficile de tout bien récupérer. Alors je fais un truc. Je rajoute du beurre à côté que je mange avec l’aliment qui a été cuit. Et là, tout le sens du mot RAJOUTE prend toute sa compréhension.
    Bon, pour le café. Je tendais une perche^^ ! C’est fait, en boit plus. C’est bien aussi les infusions 😉
    Merci pour les conseils sur le ghee et le MCT, je vais regarder cela, ainsi que le beurre de cacao que tu parles dans une vidéo. Je prends tous tes conseils Johanne…

    Le lymphome est un cancer du sang et/ou des ganglions, et qui peut même aller plus loin. On parle de lymphome folliculaire ou de lymphome du manteau qui est plus rare pour la deuxième forme, celle donc je souffre. D’ailleurs, on n’en souffre pas vraiment, c’est plutôt sournois d’ailleurs comme maladie.
    Comme tu peux le constater, je peux en parler sans aucun problème. Alors, si tu veux écrire ou faire un truc là-dessus, je serais heureux de te donner tous les renseignements que tu souhaites. Si cela peut permettre de donner une aide à d’autres personnes. Why not !
    D’ailleurs si tu désires, il met possible de t’envoyer un fascicule sur le lymphome du manteau que le CHU m’a donné. Je le scanne et par mail, tu le reçois.

    Pour finir ce post, j’ai des chiffres à te communiquer !
    Bandelette sanguine arrivée. Alors attention !

    Mardi 08/03 : Contrôle exceptionnel de la cétonémie à 17h04 = 1.9 mm/l +
    Glycémie : 77 mg avec 25 g de protéines animal le midi.

    -Mercredi 09/03. Pas de sport : Matin à jeun mesures prise au lit : Cétonémie 0.5 mm/L et Glycémie : 93 mg. La veille au diner 27 g de protéines animal
    2 h après le tit dej – 10h37 ; Glycémie : 95 mg, p’tit dej 27 g de prot.
    12h30 avant déjeuner ; glycémie : 86 mg.
    15h41 ; glycémie : 72 mg, déjeuner 23 g prot.
    22h00 à peine 2h après diner : glycémie au lit : 73 mg. Diner 27 g de prot.

    -Jeudi 10/03 : Matin à jeun : Cétonémie 0.6 mm/l – glycémie : 96 mg, protéines du diner 27 g.
    Séance de muscul de 08h00 à 09h30. 11h26 : glycémie : 88 mg, p’tit dej 27.7 g de prot avant la séance de sport.

    Dans un premier temps, je dirai réduire les protéines à 25 g, je pense^^ .
    Mes nuits sont agitées et les réveils fréquents…
    1.5 l d’eau/jour sans compter celle des infusions + les fameux 14 g de gros sel 😉

  18. Régime ou diète cétogène pendant un lymphome folliculaire ou du manteau.

    Hello Johanne et à tous ceux qui suive ce post 🙂

    Voici des nouvelles après avoir passé le deuxième cycle de chimiothérapie. La fatigue est vraiment présente, mais les autres symptômes du premier cycle ne sont pas apparus, ce qui est déjà bien. Quant à savoir pourquoi, c’est une bonne question.
    Peut-être la diète cétogène et tout le gras en plus qui est absorbé. Le gingembre que je consomme sans réellement de modération, hors-mis le soir, car ça énerve pas mal.

    Cette fois-ci j’ai repris l’entrainement 3 jours après le traitement pour voir si c’était mieux. Ben non, les pieds trainent à chaque changement d’appareil. Comme c’est bizarre !
    Actuellement, c’est mieux, la patate est revenue et je m’entraine 4 x par semaine. Par contre, je dois dire que l’appétit a un peu diminué. Ce qui est embêtant, car entre les deux cycles j’ai pris environ 2 kg ! Surtout du bide ! Le gras que je consomme en plus ?

    Un point sur la glycémie ; là ce n’est pas top du tout ! Le matin, après une grosse nuit au lit (approximativement 8 h 00) ce n’est pas pour autant que je dors, la gly est au alentour de 100 mg/. Elle redescend doucement la journée, approximativement 80 mg.
    Pour la cétonémie, 0.5 est un maximum.
    Hier soir à 19 h 30 (dernier repas vers 13h30 et aucune collation) elle était à 80 mg, avant le repas. Mon alimentation est toujours stricte et pesée. Cependant, je me demande si le soir 25 g de protéine ne serait pas de trop.

    • superketo le a dit:

      Franchement, s’entraîner 4 fois par semaine pour quelqu’un qui vient de se taper un deuxième tour de chimio, et qui ne dort pas particulièrement bien, ça me semble déjà en soi un achievement. Soit tu as une volonté de déglingue, soit ton corps quand même a pas mal de résilience (et je penche pour un mix des deux en proportions inconnues).
      Maintenant forcément, manger plein de gras ajouté, mais en retour avoir une glycémie haute, une cétonémie basse, ça signale évidemment que le gras n’est pas ton énergie principale, et que la situation d’inflammation évidente impose à ton métabolisme certaines contraintes. Donc oui il est bien possible que tu stockes un peu de gras (mais bon 2Kg, il n’y a bien que toi qui doit les voir!)

      Quant à ta glycémie du soir, 25g c’est effectivement la fourchette du haut et 19h30 ça commence à être tard pour manger: forcément ton corps, ton métabolisme, tes fonctions enzymatiques, sont loin d’être à leur max à cette heure là (pour faire un euphémisme). Donc pour aller dans ton sens, si 25g de protéines est potentiellement raisonnable le matin, ça l’est peutêtre moins à la nuit tombée…

      merci d’avoir pris le temps de nous faire cet update en tout cas, et bon courage pour la suite!

      • Gridou le a dit:

        Intéressant l’histoire des 25g raisonnables le matin mais moins le soir car le repas est un peu tardif.
        (Enfin 25g pour cette personne car c’est à adapter à chacun bien sûr).

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