SUPER KETO

Pâtes carbonara cétogènes

Alors moi pour tout vous dire (au cas où mon patronyme ne vous aurait pas mis la puce à l’oreille) je suis d’origine italienne.  Et dans ces coins-là de la planète, on aime bien se bourrer de pâtes et de pain.

On rigole on rigole, mais de temps en temps ça me prend comme ça: j’ai envie de manger des pâtes. Pas pour les pâtes en elles-mêmes en fait, mais pour la sauce, parce que moi ce que j’aime, c’est les spaghetti carbonara !

Et bien figurez-vous mes enfants que j’ai trouvé le coup parfait, que dis-je, le COUP DE GENIE, pour manger des spaghetti carbonara sans faire bouger la glycémie, sans générer de production d’insuline, bref, sans rien sacrifier à la cétose! (si!)

Tout le secret réside dans l’ingrédient central de la recette: les shiratakis de konjac, qui viennent remplacer les spaghetti au BLÉ dans la recette.

Alors le konjac à la base, c’est un légume qui pousse en Asie (japon, vietnam, corée, indonésie) dans la forêt, et dont les racines contiennent des fibres hydrophiles: en gros, elles ont la capacité de se gorger d’eau. Donc en fait, on cultive le konjac, on en fait une farine, et cette farine mélangée à de l’eau va former des spaghetti.

Le produit en lui-même n’est pas extrêmement intéressant:

Mais il présente de bons avantages:

(On lui prête tout un tas de vertus supplémentaires, mais très honnêtement je ne suis pas très renseignée sur la question). Ce qui m’intéresse moi, c’est de faire des spaghetti carbo avec!

Alors ça se présente dans une petite barquette hermétique pleine d’eau, qui permet de conserver le shirataki en forme (rappelez-vous, ce n’est quasiment que de l’eau!).

Non mais sinon, vous pouvez aussi vous procurer ceux-ci: ils ne sont pas bio, et pas complets non plus, mais ils sont quand même beaucoup moins cher, et ils sont bons quand même. D’ailleurs, comme ils sont déjà rincés, ils ne sentent pas mauvais et sont prêts à l’emploi!

On les trouve dans certaines grandes surface ou même ici: GAYELORD HAUSER MINCEUR Shirataki de Konjac sans Rinçage Diet 160 g – Lot de 5

COMMENT J’UTILISE LES SHIRATAKI ?

Alors pour réaliser ma recette génialissime de spaghetti presque keto (je dis presque, parce que la recette contient de la crème!), il vous faut:

Ingrédients pour une personne:

1) Donc d’abord il faut vider l’eau de la barquette puis rincer les shiratakis dans une petite passoire (je vous le redis, ça sent vraiment extrêmement mauvais – d’ailleurs j’ai longtemps cru que le konjac était une algue tellement ça sent la marée). Cette étape n’est pas nécessaire si vous avez acheté les gaylord hauser en lien ci-dessus, car ils sont déjà rincés et prêts à être utilisé.

2) Puis, vous les mettez dans l’eau bouillante pendant 1-2 minutes, et ensuite vous les sortez et vous les mettez à part. (après cette opération, normalement ça ne sent plus trop mauvais).

3) Vous faites revenir l’échalote dans de l’huile d’olive, dans une poêle, puis vous ajoutez les lardons et vous laissez machiner un peu.

4) Quand les lardons sont presque cuits, vous ajoutez la crème fraîche, du sel et du poivre, et vous laissez épaissir, à feu pas fort. Et à la toute fin, vous ajoutez le jaune d’œuf et vous mélangez bien.

5) Dernière étape, sur la fin de la cuisson, vous ajoutez les shirataki dans la poêle, vous mélangez bien et voilà! (à prononcer avec un accent américain d’Américain qui fait le malin en disant des mots français).

Vous noterez que la recette ne contient pas de fromage rapé ni de parmesan: évidemment, c’est meilleur avec, mais moi je préfère que la recette reste carrée et cétogène, donc je n’en mets pas, et en plus je trouve que c’est bon comme ça. Le seul élément un peu borderline que j’y autorise est la crème, en sachant que je la garde pour les occasions comme celle-là. Le fait d’ajouter une poignée de fromage râpé ou de parmesan dans la sauce ne vous tuera pas, mais si vous préférez que la recette reste carrée, évitez, et respectez bien les proportions de protéines.


Les amis c’est avec grand plaisir que je vous aurais fourni une photo pour illustrer ce petit miracle de la gastronomie asiatico-italienne, mais très honnêtement c’est moche à pleurer… je vous épargne donc.

Il faut quand même reconnaître qu’en ce qui me concerne, cette préparation de spaghetti représente le summum de ce que je suis capable de fournir en terme d’effort culinaire: je suis déjà assez refaite de moi-même lorsque je réalise le plat: on ne peut pas me demander EN PLUS de réaliser une jolie photo!

Mais si vous vous lancez vous-même dans la préparation, n’hésitez pas à partager vos petits chef-d’œuvres!

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