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Peut-on faire du cétogène avec un diabète type 1 ?

Dr Ian Lake médecin généraliste

Beaucoup de gens s’imaginent qu’il n’est pas possible de suivre une diète cétogène quand on a du diabète de type 1… Le docteur Ian Lake – médecin généraliste, souffrant lui-même de cette maladie – vous expose son point de vue dans cet article! 

TÉMOIGNAGE DU DOCTEUR IAN LAKE

Dans cette courte vidéo réalisée à l’occasion du Séminaire Keto-Live à Bergun en Suisse (à retrouver sur la chaîne youtube de goketo), j’ai posé mes questions au docteur Ian Lake, médecin généraliste, qui souffre lui-même de diabète de type 1.

Son exemple suffit en lui-même à prouver qu’il est tout à fait possible de faire un régime cétogène avec un diabète de type 1, puisqu’il nous explique que ça fait maintenant 7 ans qu’il suit une diète cétogène (ou au moins low carb) au quotidien.

Et selon lui, c’est non seulement possible mais en plus, ça rend la vie plus facile, et la qualité de vie meilleure ! Pour ceux qui ne seraient pas trop à l’aise avec l’anglais, je vous résume rapidement le contenu de cette interview.

LE DIABETE TYPE 1 EN DIÈTE OCCIDENTALE

En diète occidentale, comme l’alimentation est riche en glucide, on est perpétuellement obligé de s’injecter de gros dosages d’insuline. Ces dosages sont assez approximatifs et si l’on se trompe, on est à risque d’en injecter trop et d’en subir le contre-coup: l’hypoglycémie (tout aussi problématique)(en plus de l’effet très inflammatoire).

Quand on mange des glucides, la glycémie est instable (et encore plus quand on a du diabète type 1). Alors en diète occidentale, pour la réguler, on est obligé de manger plusieurs des petits repas tout au long de la journée (et donc, des injections constantes également).

👉 ça demande beaucoup d’organisation, à la foie pour manger et pour l’insuline, pour ne manquer de rien, dans un sens comme dans l’autre.

👉 Ce mode de vie est hyper inflammatoire, car de grandes quantités d’insuline vont être injectées plusieurs fois par jour, cela réduit l’espérance et la qualité de vie. En plus, c’est aussi épuisant.

LE DIABETE TYPE 1 EN DIETE CETOGENE

Selon le docteur Ian Lake, l’avantage avec le régime cétogène, c’est qu’il supprime les glucides: le seul des macro-nutriments qui n’est PAS essentiel. (Puisque le corps peut le fabriquer).

J’insiste sur ce fait car il est assez rare d’entendre de la bouche d’un médecin que les glucides ne sont pas essentiels pour le métabolisme. Mais c’est un fait qu’il existe des acides aminés essentiels, des acides gras essentiels, mais aucun glucide essentiel

👉 En réduisant massivement les quantités de glucides, on réduira aussi proportionnellement les quantités d’insuline ingérées. On réduit alors considérablement le risque de se tromper sur les quantités, d’en injecter trop, puis de subir de fortes hypoglycémies en contre-coup.

👉 L’autre avantage de la diète cétogène, c’est qu’elle stabilise la glycémie. En mangeant très gras, et très modéré en protéines, la glycémie subit de bien moindre hauts et bas, et se stabilise dans une fourchette bien meilleure pour notre organisme  et qui ne fatigue pas le métabolisme. Bien évidemment il arrive que la glycémie monte ou descende un peu plus haut ou bas que souhaité, mais ce sera plus rare. Avec le temps et l’habitude, on a de moins en moins besoin d’avoir recours aux « corrections » de l’insuline.

👉 Parce que la glycémie se stabilise, on n’a plus besoin de manger tout le temps, toute la journée. On peut espacer les repas. Ian Lake explique dans l’interview qu’il prend en moyenne deux repas par jour, et qu’il peut les espacer sans risque. Son quotidien est plus léger plus facile.

👉 enfin, parce qu’on injecte beaucoup moins d’insuline, l’espérance de vie est plus longue et surtout, la QUALITÉ de vie est meilleure !

MON EXPERIENCE DE COACHING

Pendant mes 5 premières années de coaching, je n’osais pas accompagner de personnes ayant du diabète de type 1. Puis, encouragée par quelques exemples autour de moi me prouvant que c’était possible, j’eus mes premières expériences.

Ce que j’en ai conclu (et qui reste de l’ordre du constat empirique):

✅ effectivement avec la pratique, la personne apprend à ajuster ses repas au fur et à mesure, et l’insuline même si elle reste présente au début, est de moins en moins nécessaire.

✅ cela nécessite une période d’apprentissage, d’expérimentation, de tâtonnements, car chaque métabolisme est différent, et les personnes n’ont pas toutes la même rigueur dans la façon de composer leurs assiettes…

✅ certaines personnes, dans l’élan enthousiaste du démarrage, on parfois envie de supprimer tout d’un coup: insuline lente, insuline rapide… mais c’est parfois prématuré!

  • Au début, il est plus prudent de garder l’insuline lente pendant que l’on expérimente avec l’insuline rapide.
  • Puis, lorsqu’on est à l’aise avec l’insuline rapide, qu’elle diminue voire disparaît complètement, on va peu à peu pouvoir diminuer l’insuline lente.

👉 Gardez à l’esprit, quoi qu’il arrive que, n’étant ni diabétoloque, ni endocrino, ni médecin, les conseils que je donne ici n’ont pas valeur de prescription. Ils sont le résultat d’observation empirique et d’expériences rapportées par les personnes ayant bien voulu partager leurs résultats avec moi.

UN MOT DE CONCLUSION

Je pense surtout que l’idée à retenir est que l’injection d’insuline n’est PAS une fatalité, et que le dr Ian Lake est la preuve qu’on peut malgré tout, faire les meilleurs choix alimentaires pour soi et pour sa santé. Et surtout, si on a l’envie de suivre un mode de vie low carb ou cétogène, qu’elles qu’en soient les raisons: c’est possible.

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👉 Pour la mise en pratique, vous pouvez retrouver une mine d’informations sur le site du docteur Ian Lake, ici.

👉 Pour retrouver les autres interviews des médecins et intervenants du séminaire KetoLife 2022 à Bergun, rdv sur la chaîne youtube de GoKeto!

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